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A LIRE: 64e Rencontre Régionale du Court Métrage

Venir à une ou des rencontre(s) n'a rien à voir avec venir à un concours.
Venir à un concours agrémenté de rencontres peut être plaisant et, que dis-je, doit être une attente plaisante.
 
A chacun sa philosophie des échanges de la chose en images.
A chacun sa philosophie des rencontres,
A chacun sa philosophie des concours (puisque classement et récompenses),
Avec des singuliers ou/et des pluriels où l'on veut,
Avec des minuscules et/ou des Majuscules où l'on veut.
Chaque approche est respectable, discutable.
Chacun y arrive avec ses attentes et ses propositions
(plutôt ses propositions que ses attentes …)
 
Enfin, il y a une philosophie que j'ai faite mienne :
Nous voulons vivre heureux. Sûr !
Pour cela nous ne pouvons pas vivre entourés de gens malheureux. Sûr !
Alors nous n'avons pas le choix : il faut rendre heureux les gens qui nous entourent.
 
Le CVN, sans le savoir ou sans s'en rendre compte, a opté pour cette approche.
C'est pour cela qu'il a fait le maximum pour que les participants aux 64e Rencontres du Court Métrage soient bichonnés à Saint-Aignan de Grand Lieu :
Parking suffisant, proche, herbagé (pour la planète !)
Hall d'accueil spacieux avec des accueillant(e)s au sourire top.
Bar spacieux et garni, tarifs en berne, barmaid et barmen au top.
Salle de détente et de découverte calme et riche en souvenirs Cévénistes et UCCVOïstes.
Salle de projection confortable et décorée, matériel de bonne qualité, projectionnistes attentifs, concentrés. Grand écran de qualité. Sono super.
Salle de restaurant à l'école maternelle, propre et proche, aux accès épargnés par la pluie … un peu, oui, mais peu, juste ce qu'il était nécessaire pour le Muscadet !
Et à tout ça s'ajoute une super décoration, partout, née de l'amour du cinéma avec affiches, photos, tableaux, mobiles, sur les tables les murs les plafonds. Des journées entières d'installation pour la satisfaction des invités, payants ou non, proches ou lointains, réalisateurs ou accompagnateurs.
Ça a bien commencé.
Ça a continué avec des films très intéressants.
Intéressants ?
Ma foi, je regarde en arrière et je me dis que les réalisateurs actuels n'ont rien à envier aux précédents. Ils sont autant bons ou autant moyens ou autant très moyens.
Ça se dégrade chaque année disent certains,
Ce n'est plus du cinéma disent d'autres,
C'est bavard et ce n'est pas l'image qui prédomine mais le blabla,
Les jeux d'acteurs sont moyens, parfois pires …
La mise en scène est médiocre, le montage "laissé allé", les mouvements de caméra ont disparu.
Cata ! Cata de cata de re cata !
Bon.
Il y a une trentaine, quand j'ai débarqué, c'était les mêmes mots et les mêmes phrases prononcés dans un ordre identique ou différent. Alors !
Les déçus des propositions d'aujourd'hui étaient les déçus d'hier et d'avant-hier.
Les accros du cinéma heureux sont aussi les mêmes heureux qu'hier.
Bien sûr que de notre temps c'était mieux !
 
Souvenons-nous des projections d'antant. Etaient-elles toujours bien exposées ? N'y avait-il pas quelques fois des sous expositions, des images sombres pas facilement lisibles. Des surexpositions aussi. Les plans étaient-ils tous biens nets ? Les acteurs toujours au top et les récits toujours clairs et construits avec intelligence, dans une progression habile de la dramaturgie ? Je n'ai pas que ces souvenirs là.
A entendre toutes ces réflexions qui évoquent une dégradation continuelle, nous devons être rendus "très beaucoup bien bas et encore plus moins…"
 
Qu'est-ce qui nous retient de dire, au niveau régional, que "Nationale 23" (P. Chauveau), "Funambule" (A. et B. Coulon) sont des films qui n'ont rien à envier à ceux de nos pères. Parlons de "Une soirée ordinaire" (N. Deschamps) de l'année dernière, "Faux frère" (F. Fievet) et  "Les sœurs de la Perpétuelle Indulgence" (J-C. Michineau) en 2010, "De l'autre côté de Guélienac'h" (B. Coulon) et "Mariana Jacob et les autres" (M. et J-L. Jarrousseau) en 2009, pour s'arrêter là.
Non ! Je ne peux oublier "Nuit blanche" (E. Guy), "Je te tiens" (J-F. Goujon), "Parking" (J. et P. Michel) en 2008 et encore un de mes préférés : Entraves (E. Guy), 2006.
Ce n'est pas aussi bien, voire mieux, que les films de nos grands-pères ?
Non, arrêtons d'intellectualiser nos analyses qui conduisent invariablement au classique "c'était mieux avant".
Mieux avant quoi ? Avant qui ? 
 
Ces réflexions me renvoient à "ceux-là" qui pensent que le cinéma s'est arrêté avec l'argentique. Quand ils en parlent ils parlent "du vrai cinéma" (sur pellicule). Ils confondent histoire racontée et support. Ils confondent histoire racontée et époque technologique à laquelle elles ont été racontées. Ils préfèrent les mauvais films (les mauvaises histoires) "argentiques" aux fabuleuses histoires "numériques", la mise en scène "argentique" à la mise en scène "analogique".
Ils sont accrochés à une technologie de captation et de projection, ils s'en foutent des joies et des drames évoqués sur la toile!
Qu'en pensent les acteurs évoluant devant la caméra ? Savent-ils seulement ce qu'il y a dedans, de la bobine ou de la carte informatique ?

A LIRE: Patience et longueur de temps...

 30 personnes présentes ce soir là…et patientes…attendant le retour de Loïc Daudin reparti à Sainte- Luce, chercher le vidéo- projecteur oublié. Ce temps d’attente n’est pas perdu : on prend le temps de se dire bonsoir, de se parler, de prendre des nouvelles des absents, d’accueillir les nouveaux venus…

 
21h00…Le retour de Loïc est applaudi ; sans prendre le temps de souffler, Loïc enchaîne aussitôt par un retour sur Le Régional récent du 27 et 28 avril (voir CR d’André Charpentier); renvoi positif des clubs participants quant à l’accueil, la qualité des projections, les repas, l’ambiance chaleureuse etc…
 
Puis sans plus tarder, sont proposées ‘deux restitutions’ de ce Régional, tentant chacune de nous replonger dans l’ambiance de ces rencontres régionalistiques :
-1 diaporama musical de Didier Jodar de 6mn40
-1 montage vidéo du Régional par Jean-Pierre Sauvaget, de10 mn, relevant le défi du peu de temps pour concrétiser ce montage et «sous la pression de Didier ! ».
Défi relevé. Jean-Pierre gagnant !
Applaudissements…Joie, plaisir à revivre ces moments